Quand les premiers êtres humains installent leurs campements au bord des lacs ou des rivières… (Marsailly/Blogostelle)
PRÉHISTOIRE

Préhistoire, les premières créations

Nos lointains aïeux… tailleurs de pierre

La préhistoire… Il y a très très longtemps…, des êtres humains inventent les premiers outils et réalisent les premiers chefs-d’œuvre. L’époque paléolithique correspond à l’âge de la pierre ancienne. On divise cette longue période en trois moments : le paléolithique inférieur, le paléolithique moyen et le paléolithique supérieur… Mais il ne faut pas oublier que l’étude de la préhistoire évolue en fonction des découvertes archéologiques… C’est au cours du paléolithique inférieur que l’Humanité apprend à maîtriser le Feu et développe l’art de tailler la pierre…

Par Maryse Marsailly (@blogostelle)
Dernière mise à jour septembre 2016 –

D'après les troupeaux de la grotte Chauvet, 36 000 ans avjc, Ardèche, France, Paléolithique Supérieur. (Marsailly/Blogostelle)
D’après les troupeaux de la grotte Chauvet, 36 000 ans avjc, Ardèche, France, Paléolithique Supérieur. (Marsailly/Blogostelle)

L’art aurignacien s’impose parmi les premiers grands témoignages artistiques de la préhistoire…

Les premiers chefs-d’œuvre de l’humanité
Les phases du paléolithique sont associées à différents types d’objets mis au jour sur les sites archéologiques. Au paléolithique inférieur, les galets aménagés et les bifaces témoignent de la présence humaine.

Ces premiers outils inaugurent une longue maturation qui amène l’humanité à concevoir et à fabriquer de plus en plus d’objets utiles pour la chasse et la vie quotidienne. Au paléolithique supérieur, des objets d’art à l’art rupestre, on assiste au plein épanouissement d’une créativité riche en chefs-œuvre où les animaux sont rois…

Bloc notes + Un roman? La Guerre du Feu, de J.H. Rosny Aîné. Un film? La Guerre du Feu de Jean-Jacques Annaud.

LES CHASSEURS-CUEILLEURS, LA PIERRE, ET LE FEU…

Homo Habilis et Homo Erectus laissent des traces de leur passage… Les chasseurs-cueilleurs s’organisent dès le paléolithique inférieur. Habitats, foyers et outils témoignent de leur façon de vivre. En Europe, l’Homme maîtrise le feu vers 400 000 ans avjc, mais sans doute plus tôt encore…

Des galets aménagés
L’homme façonne des galets aménagés à partir de 1 million d’années avjc. Il fabrique des bifaces à partir de 900 000 ans avjc. Son habileté lui permet de développer peu à peu son outillage. Les galets aménagés sont appelés « Chopper » quand ils sont retouchés sur une face, ou « Chopping tool » quand ils sont aménagés sur deux faces.

D'après des galets aménagés, vers 1 million d'années ans avjc, Paléolithique inférieur, (Marsailly/Blogostelle)
D’après des galets aménagés, vers 1 million d’années ans avjc, Paléolithique inférieur, (Marsailly/Blogostelle)

L’émergence du genre humain
L’âge paléolithique correspond au début de l’ère géologique du quaternaire. Le pléistocène se divise en quatre périodes : Günz, Mindel, Riss et Würm. La présence humaine est attestée en Afrique vers 3 millions d’années avjc.

En Europe, il faut attendre 1 million d’années avjc. Les plus anciens fossiles humains européens retrouvés à ce jour remontent à 500 000 ans avjc. Ils appartiennent à la lignée de Neandertal.

P. Picq : L’Homme est le premier … à s’introduire dans différents milieux écologiques. P. Belwood : les migrations existent depuis 2 millions d’années… D. Garcia : Toute espèce vivante a la volonté d’occuper au mieux son territoire. L’Humanité, elle, a su dépasser les bornes : migrer. Hervé le Bras : « On trouve déjà le mot migration chez Ciceron (auteur latin du Ier siècle avjc)…  Source Colloque Archéologie des migrations, INRAP (12-13 novembre 2015).

EMGeigl : La paléogénomique (étude de la structure et de la fonction des génomes) montre que les migrations et les métissages existent dès le pléistocène (entre 2,6 millions d’années et 12 000 ans avjc) : nous sommes tous des africains et des métisses… J.-Jacques Hublin : “Plusieurs groupes africains sont à l’origine de l’expansion de l’Homme moderne. Source Colloque Archéologie des migrations, INRAP (12-13 novembre 2015).

D’après des crânes de type Homo Habilis ; et la mâchoire de Mauer, Homo Erectus, daté vers 500 000 ans avjc, Paléolithique Inférieur. (Marsailly/Blogostelle)

Les hominidés d’Afrique…
Dans les années 60, on découvre la présence d’hominidés en Afrique. Les restes de Lucy découverts en Éthiopie, dans la vallée de l’Omo, sont datés de 3 millions d’années avjc environ. Cette Australopithèque appartient aux hominidés, des primates qui relèvent de la même famille que l’homme moderne.

Ces lointains ancêtres sont connus en Afrique australe et fabriquent déjà quelques outils. Dans la vallée de l’Omo, des crânes et des outils sont également retrouvés. Ils remontent entre 2,5 millions d’années avjc et 1,3 million d’années avjc…

Plusieurs étapes balisent l’évolution de l’humanité
Tout commence en Afrique avec les Australopithèques dont la représentante africaine est Lucy. Apparaît ensuite Homo Habilis. Puis, la présence d’Homo Erectus est attestée, entre 1,5 million d’années avjc et 300 000 ans avjc.

En Europe, on découvre la mâchoire de Mauer, en Allemagne, et le fossile de l’Arago, en France, dans la grotte de Tautavel dans les Pyrénées. Cet Homo Erectus se répand jusqu’en Europe du Nord entre 1,8 million d’années avjc et 700 000 ans avjc. Avec lui, apparaît la première fabrication archaïque d’outils : le biface Abbevillien.

D'après le Crâne du Caune de l'Arago, Homo Erectus, daté vers 400 000 - 350 000 avjc, Paléolithique inférieur. (Marsailly/Blogostelle)
D’après le Crâne du Caune de l’Arago, Homo Erectus, daté vers 400 000 – 350 000 avjc, Paléolithique inférieur. (Marsailly/Blogostelle)

Le portrait d’Homo Erectus
À Tautavel, dans les Pyrénées orientales, le site de la Caune de l’Arago permet de mieux connaître l’homme du paléolithique ancien en France. C’est là qu’est découvert le fossile de l’Arago, Homo Erectus, daté de 400 000 – 350 000 ans avjc. Ses restes reposent au milieu de débris de cervidés et de bovidés.

Homo Erectus possède un crâne de 1150 cm³, arbore de gros bourrelets au dessus des orbites, un front fuyant, pas de menton et des dents épaisses… Il mesure 1,50 mètre environ. Son profil annonce celui de Neandertal, le futur européen qui dominera le paléolithique moyen à partir de 100 000 ans avjc.

REPÈRES CHRONOLOGIQUES
– Le paléolithique inférieur, des origines à 100 000 ans avjc. (Homo Habilis, Homo Erectus, Neandertal). – Le paléolithique moyen, de 100 000 ans avjc à 40 000 – 35 000 ans avjc. (Homme de Neandertal). – Le paléolithique supérieur, de 40 000 – 35 000 ans avjc à 10 000 ans avjc (fin de Neandertal, Homo Sapiens).
Chronologie générale L’Art de la Préhistoire

DES TRANCHANTS EN SILEX

Le biface est l’outil symbole du paléolithique inférieur. En pierre et souvent en forme d’amande, il mesure entre 5 cm et 30 cm. Son épaisseur et sa régularité sont variables selon les périodes.

On s’installe au bord des lacs et des rivières
Les premiers hommes se nourrissent de végétaux et d’animaux dont les restes dépecés ont été retrouvés. Ils vivent près des lacs et des rivières. Sur le site de Olduwai, en Tanzanie, des traces d’habitat, des outils et des restes d’éléphants sont découverts.

Il semble que Homo Habilis et Homo Erectus sont contemporains. Ils fabriquent des galets aménagés. Vers 1 million d’années avjc – 900 000 ans avjc, ces outils utiles au dépeçage des animaux témoignent des premières tentatives de conception et de fabrication d’objets.

Quand les premiers êtres humains installent leurs campements au bord des lacs ou des rivières… (Marsailly/Blogostelle)
Quand les premiers êtres humains installent leurs campements au bord des lacs ou des rivières… (Marsailly/Blogostelle)

Les sites de Abbeville et de Saint-Acheule, dans la Somme en France,
ont donné leur nom à ces très anciennes cultures du biface…

Les premiers outils taillés
Les traces d’habitat et de foyers et les outils retrouvés sur les sites archéologiques révèlent le travail des premiers hommes. Après les galets aménagés, apparaissent les premiers outils en silex taillés.

En France, ce sont les industries de l’Abbevilllien, vers 900 000 ans avjc, puis celle de l’Acheuléen, à partir de 700 000 ans avjc – 650 000 ans avjc. Par la suite, les cultures du Micoquien et du Tayacien montrent que l’homme diversifie de plus en plus son outillage.

Des bifaces et des éclats de silex
C’est seulement vers 250 000 ans avjc que l’homme invente la « technique Levallois » qui permet de travailler la pierre de manière plus rationnelle. Les bifaces en silex sont abondants en Europe au cours de l’interglaciaire Mindel-Riss, il y a environ 700 000 ans. Les bifaces les plus anciens, trouvés en Tanzanie, remontent à environ 1,3 million d’années avjc.

D’après des bifaces abbevilliens : l’un retouché sur les côtés, l’autre dont la taille reste incomplète, paléolithique inférieur. (Marsailly/Blogostelle)

Pour frapper et couper, l’homme utilise des bifaces
On utilise le biface en percussion, on peut le lancer ou encore il peut servir de couteau. Grâce à sa forme et à un travail de retouche sur un ou deux côtés, on obtient une partie tranchante et une partie réservée à la préhension.

Cette partie permet de saisir l’outil et de bien le tenir en main. Le biface est très abondant dans les cultures abbevillienne et acheuléenne. Supplanté au paléolithique moyen par les éclats, il finit par disparaître au paléolithique supérieur.

D’après des bifaces acheuléens finement retouchés, vers 650 000 ans avjc, paléolithique inférieur. (Marsailly/Blogostelle)

La taille grossière des bifaces Abbevilliens
Entre 900 000 ans avjc à 700 000 ans avjc, on taille assez grossièrement le silex pour obtenir les bifaces Abbevilliens. Dans un premier temps, ces outils sommaires sont volumineux et très épais. Leurs façonnage est souvent incomplet. La partie de la pierre non travaillée permet de tenir l’outil en main.

Les longues arêtes sinueuses correspondent à l’enlèvement de grands éclats de silex. La taille se fait directement sur les deux faces à partir d’un bloc de silex. Le bloc se transforme en outil et les déchets de la frappe forment des éclats que l’on jette.

Plus tard, grâce à la technique Levallois, vers 250 000 ans avjc, les outils sont réalisés à partir des éclats d’un bloc de  silex. Grâce à ce procédé, c’est le bloc qui forme un noyau de matière, épluché jusqu’à devenir un déchet. Les éclats sont retouchés avec plus de précision pour obtenir des outils.

Du paléolithique inférieur au paléolithique moyen, on rencontre des types de bifaces acheuléens et moustériens dans de nombreuses cultures préhistoriques jusque vers 100 000 ans avjc.

DES SITES PALÉOLITHIQUES EN FRANCE

Entre 2 millions d’années avjc et 1,2 million d’années avjc, les premiers chasseurs-cueilleurs aménagent les sols et utilisent des galets aménagés. Vers 700 000 ans avjc, ils façonnent des racloirs et des bifaces…

Des aires de chasse et de dépeçage
Sur les sites de Chilhac, de Sinzelles et de Ceyssaguet, en Haute-Loire, on découvre des restes d’animaux, comme des crânes de cerfs et des accumulations d’ossements. Ces lieux servent à des activités de chasse et de dépeçage.

Le site de Soleilhac, en Haute-Savoie, abrite des premiers sols d’habitat en France, vers 1,3 million d’années avjc. L’être humain paléolithique installe des aires de campement en fonction de ses activités de chasse. Vers 900 000 ans avjc, la grotte de Vallonet, dans les Alpes Maritimes, sert peut-être de refuge.

D'après des bifaces de type micoquien, paléolithique inférieur, La Micoque, France. (Marsailly/Blogostelle.)
D’après des bifaces de type micoquien, paléolithique inférieur, La Micoque, France. (Marsailly/Blogostelle)

La diversification des bifaces en France
Entre 650 000 avjc et 600 000 ans avjc, on rencontre en France les premiers bifaces de type Acheuléens, du nom du site de Saint-Acheule, dans la Somme. À cette époque, le biface reste l’outil dominant des chasseurs-cueilleurs.

On réalise différents modèles de bifaces, comme le biface asymétrique, taillé sur deux faces, ou le biface codiforme, à double symétrie et aux contours réguliers. Le biface micoquien, en référence au style de la Micoque, en Dordogne, est particulièrement typique, avec sa belle forme en amande, son épais talon et sa pointe…

Cervidés, bovidés et outillage
À Abbeville comme à Saint-Acheule, on fabrique quantité d’outils dont de nombreux bifaces. Taillés d’abord à coups de grands éclats, ils dessinent une arête sinueuse. Par la suite, les bifaces deviennent plus réguliers et plus fins.

La Micoque, en Dordogne, se distingue par ses petits bifaces effilés et auréolés à la taille particulièrement soignée. Au cours de la même période, on rencontre d’autres cultures préhistoriques en France, comme celle du Tayacien, sans bifaces, aux Eyzies-de-Tayac en Dordogne, où les artisans paléolithiques façonnent surtout des éclats coupants.

D'après des traces de foyer de type Terra Amata, vers 300 000 ans avjc, Sud de la France. (Marsailly/Blogostelle.)
D’après des traces de foyer de type Terra Amata, vers 300 000 ans avjc, Sud de la France, Paléolithique inférieur. (Marsailly/Blogostelle))

Vers 400 000 ans avjc en France, l’homme maîtrise le feu
L’humanité préhistorique apprend à maîtriser le feu à la fin du paléolithique ancien. Elle organise son espace de vie de manière de plus en plus structurée. Les hommes installent des foyers, des aires de dépeçage et des ateliers de taille du silex. En France, à Lunel- Viel, dans l’Hérault, les premiers foyers remontent à environ 400 000 ans avjc.

Mais des feux sont peut-être déjà allumés dans la grotte de l’Escale, dans le Var, aux environs de 700 000 ans avjc. Dans les Alpes-Maritimes, on entretient du feu dans la grotte de Lazaret occupée vers 200 000 ans avjc, et sur le site de Terra Amata, vers 300 000 ans avjc. Le feu  qui apporte lumière, chaleur et sécurité aux premiers humains, et qui parfois dévaste quand la foudre s’abat sur les milieux naturels, nourrira plus tard une riche symbolique…

LE TRAVAIL DE LA TAILLE DEVIENT DE PLUS EN PLUS ÉLABORÉ

La mise au point de la technique Levallois permet à l’artisan du paléolithique d’économiser sa matière première. Il affine aussi son travail de taille du silex selon un plan élaboré à l’avance…

Le principe élémentaire de la frappe : le galet
Le travail de la taille de la pierre évolue au rythme du développement intellectuel de l’humanité. Au début, on utilise un galet comme percuteur pour frapper la pierre et lui donner la forme voulue.

D'après des galets aménagés du paléolithique inférieur, chopping tool, vers 1 million d'années avjc. (Marsailly/Blogostelle)
D’après des galets aménagés du paléolithique inférieur, chopping tool, vers 1 million d’années avjc. (Marsailly/Blogostelle)

Les chopping tool sont les premiers outils préhistoriques façonnés à partir de galets de silex…

Ensuite, on préfère un gourdin de bois dur qui permet d’obtenir un résultat plus soigné. Les tous premiers outils des artisans paléolithiques, les galets aménagés, sont très sommairement façonnés par percussion. On leur donne leur forme en frappant la pierre. Ensuite, on retouche une ou deux faces.

La taille par enlèvement d’éclats : le biface
Les bifaces sont taillés entièrement, ou presque, sur leurs deux faces. L’artisan frappe un galet ou un silex sur un bloc de pierre qui fait office d’enclume. Les éclats produits par la frappe sont grossiers, mais peuvent être retouchés.

La forme de l’outil est modulée par une série d’enlèvements de matière. Le bloc de silex, appelé nucléus, prend la forme d’un outil. Les éclats de débitage sont jetés.

La taille Levallois, vers 250 000 ans avjc
Les artisans du silex progressent et le procédé de taille évolue et s’inverse. Le tailleur de pierre choisit une pierre brute (le nucléus) à partir de laquelle il va travailler.

Pour obtenir des éclats plus réguliers, il dégrossit d’abord sommairement sa pierre. Puis il prépare son plan de frappe et détache de larges éclats. Ces éclats servent à fabriquer des outils et ce qui reste du nucléus rogné est jeté.

D’après un nucléus, noyau de silex de la taille Levallois, un éclat Levallois et une pointe Levallois, outil en silex, Paléolithique inférieur. (Marsailly/Blogostelle)

Le tailleur de silex élabore son travail
Grâce à la technique Levallois, l’artisan de la préhistoire exploite davantage de matière. Il produit plus d’éclats et moins de déchets. Il ne rejette que ce qui reste du noyau de la pierre travaillée. Ce nouveau procédé implique aussi que le tailleur débite ses éclats selon un plan réfléchi…

… Le tailleur de pierre est capable de produire des éclats en fonction de l’outil qu’il veut obtenir. Cette technique de taille beaucoup plus précise permet de créer des nouveautés. On fabrique des lames plus ou moins longues, des burins, des racloirs taillés d’un seul côté et des grattoirs retouchés sur leur petit côté. La taille du silex s’affine encore à l’époque de Neandertal, au Paléolithique moyen

ON ÉTUDIE LA FAUNE ET LA FLORE

Sur les sites archéologiques, les chercheurs étudient les ressources de la flore et de la faune. Ils étudient les différentes couches du sol qui contiennent des vestiges  préhistoriques. Des analyses pointues permettent d’affiner les datations.

Mammouth ou Mégacéros…
Dents de bœuf musqué, restes de mammouth ou de rhinocéros laineux, bois de renne… sont les témoins d’une période froide. Les restes de chevaux, de cervidés (daims, cerfs…), de bisons ou de mégacéros sont associés à une période interglaciaire, plus clémente.

On étudie également tout ce que l’homme utilise à une période donnée, comme des restes de nourriture, des outils (silex, poinçons, aiguilles…), des débris d’os, de corne ou d’omoplate…

Les données minérales
Grâce à l’étude des roches, les ressources minérales fournissent aussi des indications. Les roches cassantes possèdent une structure cristalline propice a la taille comme le silex, le quartz ou l’obsidienne utilisés pour fabriquer des outils. Les roches plus dures éclatent à la percussion mais permettent le travail de polissage.

La dendrochronologie se fonde sur la croissance des arbres. (Marsailly/Blogostelle.)
La dendrochronologie se fonde sur la croissance des arbres. (Marsailly/Blogostelle)

Analyses et datation
La statigraphie est l’étude des couches successives accumulées par l’occupation humaine. Dans les années 50, le carbone 14, fondé sur le taux de radioactivité de tout être vivant, permet une datation jusqu’à 50 000 ans avjc.

Le taux de potassium Argon, lié aux couches volcaniques, permet une datation au-delà de 50 000 ans avjc. On utilise aussi la dendrochronologie, fondée sur l’étude des cernes de croissance des arbres.

Bloc-notes + Colloque Archéologie des migrations, INRAP (12-13 novembre 2015) Homo, le grand singe migrateur : source Inrap.fr : (www) inrap.fr/homo-le-grand-singe-migrateur-9686

Le monde préhistorique évolue et Neandertal règne en Europe… Entre 100 000 ans avjc et 35 000 ans avjc environ, l’homme de Neandertal devient le maître de l’Europe. Il cohabite un peu plus de 2000 ans environ avec Homo Sapiens avant de disparaître…

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