PRÉHISTOIRE

Préhistoire : Homo Sapiens, nomade et artiste paléolithique

Les premiers chefs-d’œuvre de la préhistoire

Homo Sapiens entre en scène… Cet ancêtre de l’homme moderne domine l’Europe à partir de 35 000 ans avjc. Il utilise de manière rationnelle la pierre, l’os et le bois de renne pour fabriquer des armes et des outils. Homo Sapiens organise sa vie sociale et culturelle et innove dans divers domaines techniques. Créatif, il développe une expression artistique impressionnante et d’une grande puissance vitale… La civilisation du paléolithique supérieur atteint son apogée vers 12 000 ans avjc…

Par Maryse Marsailly (@blogostelle)
Dernière mise à jour novembre 2015

D'après les Troupeaux de la Grotte Chauvet, vers 36 000 ans avjc, Paléolithique supérieur, France. (Marsailly/Blogostelle)

D’après les Troupeaux de la Grotte Chauvet, vers 36 000 ans avjc, Paléolithique supérieur, France. (Marsailly/Blogostelle)

Bloc notes + Un roman? La Guerre du Feu, de J.H. Rosny Aîné. Un film? La Guerre du Feu de Jean-Jacques Annaud.

L’HUMANITÉ PALÉOLITHIQUE DÉCOUVRE L’ART…

Entre 40 000-30 000 ans avjc et 10 000 ans avjc environ, Homo Sapiens s’adapte à de grandes variations climatiques. Les premières grandes réalisations artistiques du paléolithique remontent à l’époque de l’Aurignacien…

Des chasseurs nomades
Ambiance tempérée et froid intense alternent au cours de la période de Würm. Durant les phases froides, on rencontre de grands troupeaux d’herbivores dans la steppe. Pendant les périodes de réchauffement, prairies, bois, forêts et gibier font leur apparition…

Les glaciers d’Europe du Nord reculent et l’homme paléolithique vit de la cueillette, de la pêche et de la chasse. C’est un nomade, il se déplace souvent à la recherche de gibier sur de nouveaux territoires.

D'après une évocation féminine associée au bison, grotte Chauvet, art aurignacien, vers 36 000 ans avjc, paléolithique supérieur, Ardèche, en France. (Illustration Marsailly/Blogostelle.)

D’après une évocation féminine associée au bison, grotte Chauvet, art aurignacien, vers 36 000 ans avjc, paléolithique supérieur, Ardèche, France. (Marsailly/Blogostelle)

Juin 2014 : l’Unesco a officiellement inscrit la grotte Chauvet, dont les peintures rupestres remontent à 36 000 ans avjc, au Patrimoine mondial de l’humanité. Ce site préhistorique se situe en Ardèche, en France, près de Vallon-Pont-d’Arc.

Homo Sapiens réalise ses premiers chefs-d’œuvre…
Homo Sapiens utilise le silex, le bois, l’os et l’ivoire pour façonner ses armes et ses outils De plus en plus d’objets sont décorés avec soin. Les premières manifestations artistiques du paléolithique remontent à l’époque de l’Aurignacien, vers 35 000 ans avjc.

L’expression artistique prend ensuite de plus en plus d’ampleur. Elle atteint un degré de perfection unique en son genre à la fin du paléolithique supérieur. La disparition soudaine de cette culture et de ses créations, vers 10 000 ans avjc, est à ce jour inexpliquée…

D'après un mammouth gravé en bas-relief, art solutréen, paléolithique supérieur, Dordogne, France. (Marsailly/Blogostelle.)

D’après un mammouth gravé en bas-relief, art solutréen, paléolithique supérieur, Dordogne, en France. (Marsailly/Blogostelle)

Des outils, des pinceaux et des pochoirs
La grande majorité des objets fabriqués en bois, en peaux ou en argile crue, qui sont des matériaux périssables, ont disparus. Pour graver et sculpter l’os ou la pierre, les artistes se servent d’outils en silex : lames, burins et grattoirs.

Les peintres préhistoriques utilisent parfois des poils ou des tiges végétales pour fabriquer des pinceaux ou des pochoirs. Des pigments minéraux permettent d’obtenir une palette de couleurs.

Les premiers sculpteurs travaillent la pierre
Les artistes paléolithiques sculptent les parois rupestres ou des blocs de pierre en bas-relief, en haut-relief ou en ronde bosse. Le bas-relief correspond à un relief léger sur une représentation en deux dimensions.

En haut-relief, le travail de sculpture devient plus profond et le sujet se détache nettement de son support. En ronde bosse, il est traité en trois dimensions, comme c’est le cas pour les statues ou les statuettes.

D'après un bâton percé gravé, art magdalénien, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle.)

D’après un bâton percé gravé, à motifs géométriques, art magdalénien, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle)

Os, bois de renne, ivoire… et des décors variés
Les œuvres les mieux conservées sont en corne, en os, en bois de renne, en ivoire de mammouth ou en pierre. On peint et on sculpte les parois des grottes et des abris sous roche. Les artistes travaillent aussi sur des plaquettes ou des blocs de pierre.

De nombreux objets sont soigneusement décorés de motifs géométriques ou végétaux. Harpons, sagaies, propulseur de sagaies, rondelles, pendeloques, amulettes ou encore « contours découpés » sont parfois enrichis de décors abstraits ou de motifs animaliers.

REPÈRES CHRONOLOGIQUES
Le paléolithique supérieur, 40 000 – 35 000 ans avjc à 10 000 ans avjc. – Le Châtelperronien, vers 35 000 ans avjc à 30 000 ans avjc. – L’Aurignacien, vers 32 000 ans avjc à 20 000 ans avjc. Chronologie générale  L’Art de la Préhistoire

LES CHASSEURS DE RENNES ORGANISENT LEURS CAMPEMENTS

Homo Sapiens s’adapte aux changements climatiques et se déplace. On le rencontre dans le Nord de l’Europe et jusqu’en Sibérie et en Arctique. Au paléolithique supérieur, des groupes organisés choisissent un territoire favorable à la chasse et parfois à la pêche et aménagent leur espace vital.

D'après la reconstitution d'un habitat-cabane en os, crâne et défenses de mammouth, Ukraine. (Marsailly/Blogostelle.)

D’après la reconstitution d’un habitat-cabane en os, crâne et défenses de mammouth, Ukraine. (Marsailly/Blogostelle.)

Le site de Pincevent en France
Les occupants de ce campement sont des chasseurs de rennes magdaléniens. La culture Magdalénienne, entre 18 000 et 10 000 ans avjc, marque l’apogée du paléolithique supérieur. Les traces d’un foyer avec un bloc pour s’asseoir à l’entrée d’une tente et la présence d’un atelier de taille du silex montrent que les Magdaléniens organisent leur vie quotidienne.

Un habitat, un coin boucherie et un atelier de taille
Le modèle d’habitat magdalénien de Pincevent avec son sol aménagé se retrouve sur d’autres sites. Comme à Verberie dans l’Oise, à Etiolles dans le Bassin parisien, ou encore en Allemagne, à Gönnersdorf, près du Rhin.

Sur ces aires de campements, les chasseurs magdaléniens délimitent trois zones d’activités : l’habitat, le coin boucherie et l’atelier taille du silex. On vit de la chasse, de la pêche et de la cueillette et on installe des tentes ou des cabanes en peaux. On confectionne aussi des vêtements.

D'après des traces d'aménagement du sol, paléolithique supérieur, Pincevent, France. (Marsailly/Blogostelle.)  D'après une reconstitution d'habitat magdalénien, Gönnersdorf, Allemagne, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle.)

D'après une tente-tipi sur le modèle paléolithique magdalénien. (Marsailly/Blogostelle.)

D’après des traces d’aménagement du sol, vers 12 000 ans avjc, Pincevent, France ; une reconstitution d’habitat magdalénien sous abris rocheux, Gönnersdorf, Allemagne ;  et une tente-tipi sur le modèle paléolithique magdalénien, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle)

De l’apprenti malhabile au maître dans l’art de la taille…
Au paléolithique supérieur, Homo Sapiens maîtrise toutes les activités liées à la chasse. Habile, il diversifie son outillage et se procure une matière première de qualité.

Le débitage du silex en lames ou en lamelles se généralise. L’étude des amas de silex retrouvés sur les aires de campements magdaléniens suggère une possible hiérarchisation dans le travail. Il semble que des apprentis malhabiles côtoient des maîtres dans l’art de la taille…

Les tailleurs se perfectionnent de plus en plus
Au fur et à mesure de son développement intellectuel, l’habileté de l’homme préhistorique progresse. Il fabrique des outils de plus en plus variés et précis.

Après les bifaces du paléolithique ancien, il élabore différents outils sur éclat au paléolithique moyen : racloirs, pointes, denticulés, lames, lamelles… Ces objets sont fabriqués à partir d’éclats de silex retouchés. Les tailleurs perfectionnent davantage encore leur technique au paléolithique supérieur.

D'après des lames de silex retouchées, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle.)  D'après des Feuilles de Laurier, silex taillé, art solutréen, entre 20 000 avjc et 18 000 ans avjc, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle.)  D'après un burin (en haut à gauche) et des grattoirs, silex aurignaciens, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle.)

D’après des lames de silex retouchées ; des Feuilles de Laurier en silex façonnées par les tailleurs solutréens ; et un burin et des grattoirs aurignaciens ; paléolithique supérieur.(Marsailly/Blogostelle)

On utilise surtout des outils tranchants et pointus
Pour façonner des tranchants efficaces, les tailleurs travaillent sur des éclats. L’éclat est un fragment de roche dure que l’on obtient en le détachant d’une pierre brute.

Cette pierre est débitée en longues lames ou lamelles. Pour les éclats de petites tailles, on parle d’esquilles. Les lames, les lamelles ou les esquilles sont des outils particulièrement tranchants et pointus.On fabrique aussi de nombreuses pointes de flèche en silex.

Des pointes et des couteaux… aux Feuilles de Laurier en silex
Au début du paléolithique supérieur, vers 35 000 ans – 30 000 ans avjc, les Châtelperroniens s’exercent à la fabrication de pointes et de couteaux. La qualité du travail de taille, avec des lames retouchées sur un seul côté, reste encore proche de celle du Moustérien.

10 à 15 000 ans plus tard, les tailleurs préhistoriques Solutréens excellent dans l’art de la taille du silex et réalisent des pièces appelées Feuilles de Laurier ou Feuilles de Saule d’une extrême finesse.

D'après un bâton percé et gravé, art magdalénien, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle.)

D’après un bâton percé et gravé, art magdalénien, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle)

La sagaie, l’arme de chasse du paléolithique supérieur
C’est au paléolithique supérieur que se développe beaucoup le travail sur os. Les artisans innovent dans le domaine technique… et créent des outils composites.

Les chasseurs de la préhistoire utilisent un système de collage à la résine et fabriquent de nombreuses sagaies dès l’époque du Châtelperronien, à partir de 35 000 ans avjc. Ces armes de chasse sont ensuite associées à des bâtons percés et perdurent jusqu’à la fin du paléolithique supérieur.

Le mystère des bâtons percés paléolithiques
Les énigmatiques bâtons percés associés en général aux sagaies font l’objet de diverses interprétations. Certains les identifient comme des bâtons de commandement, d’autres comme des outils servant à fabriquer des cordages ou utiles pour redresser les sagaies.

D'après un bâton percé, un objet associé aux sagaies, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle.)  D'après des pointes de sagaies en os du paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle.)  D'après un bâton percé magdalénien gravé, La Madeleine, Dordogne, France, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle.)

D’après un bâton percé, des pointes de sagaies en os et un bâton percé magdalénien gravé d’un bouquetin, La Madeleine, Dordogne, en France, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle)

L’extrémité de la sagaie serait placée dans le trou du bâton percé à chaud pour être redressée. On retrouve ces bâtons percés en bois de renne jusqu’à la fin du paléolithique supérieur.

LES ARTISTES PALÉOLITHIQUES CRÉENT SUR DES SUPPORTS FIXES OU MOBILES

Pour différencier les types d’ouvrages réalisés, on parle d’art mobilier pour des objets mobiles et transportables et d’art pariétal pour les œuvres fixes comme les compositions rupestres dans les cavernes.

Sculpture, gravure, peinture… composent la palette artistique
L’ art mobilier comprend des blocs gravés ou peints, des statuettes et des plaquettes qui sont déposées dans les grottes. On parle d’art pariétal pour les peintures ou les images sculptées à même les parois rocheuses.

Toutes ces expressions artistiques, où le monde animal domine et la figure humaine se fait rare, invitent à imaginer une conception du monde symbolique ou en relation avec le sacré…

D'après un Rhinocéros, grotte Chauvet, 36 000 ans avjc, Ardèche, France, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle)

D’après un Rhinocéros, grotte Chauvet, 36 000 ans avjc, Ardèche, France, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle)

Un art symbolique ou spirituel ?
L’art pariétal de la civilisation paléolithique nous offre une expression artistique spectaculaire… Peintures et gravures couvrent les plafonds et les parois des abris sous roche et des grottes.

Les œuvres magnifient les salles et les galeries souterraines naturelles où les hommes se réunissent peut-être pour célébrer des cultes ou des rituels. Si divers auteurs ont proposé différentes hypothèses, allant de l’art pour l’art à la création de sanctuaires dès l’époque paléolithique, la signification de ces compositions reste incertaine et mystérieuse…

Voir aussi les articles
Histoire du sacré… le Paléolithique 
et L’univers spirituel des chasseurs-cueilleurs

L’ANALYSE DE STYLE D’ANDRÉ LEROI GOURHAN

Suite aux premières découvertes de l’abbé Breuil à la fin du XIXe siècle, André Leroi Gourhan, préhistorien et ethnologue, se consacre à l’étude des différents styles artistiques du paléolithique en Espagne et en France…

D'après des vulves peintes, Tito Bustillo, Espagne, vers 20 000 ans avjc, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle.)

D’après des vulves peintes, Tito Bustillo, Espagne, vers 20 000 ans avjc, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle)

Les 4 styles de l’art paléolithique
Selon André Leroi Gourhan, 4 étapes majeures jalonnent l’évolution de l’art paléolithique. Les styles 1, 2 et 3 correspondent surtout à un art pariétal, le style 4 comprend un art mobilier très abondant.

Le premier style, un art pré-figuratif
Entre 35 000 et 26 000 ans avjc, les cultures du Châtelperronien et de l’Aurignacien développent un art pré-figuratif … Cet période artistique se rapporte à l’époque finale de Neandertal et au tout début du paléolithique supérieur avec la culture de Châtelperron.

Les artistes expérimentent leur goût pour la décoration et la parure et réalisent les premières esquisses gravées ou peintes. Ils utilisent des pierres de couleur, des dents percées et des fossiles.

D'après un bloc sculpté à motif de vulves, abri du Cellier, Tursac, Dordogne, France. (Marsailly/Blogostelle.)

D’après un bloc sculpté à motif de vulves, abri du Cellier, Tursac, Dordogne, France. (Marsailly/Blogostelle)

Des représentations sexuelles stylisées
Dans un premier temps, les paléolithiques réalisent d’assez nombreuses images sexuelles, en particulier des vulves féminines.

Les représentations, parfois peintes, sont le plus souvent gravées sur des parois rocheuses ou sur des blocs de pierre. Ce sont en majorité des vulves féminines aux formes schématisées ou stylisées. Les représentations de phallus sont beaucoup plus rares.

D'après une représentation féminine, grotte Chauvet, art aurignacien, paléolithique supérieur, Ardèche, France. (Marsailly/Blogostelle.)    D'après un phallus sculpté, corne de bovidé, vers 30 000 avjc, abri Blanchard, Dordogne, France. (Marsailly/Blogostelle.)  D'après une vulve paléolithique gravée sur un bloc, Tuc d'Audoubert, Ariège France. (Marsailly/Blogostelle.)

D’après une représentation sexuelle féminine, grotte Chauvet, vers 36 000 ans avjc, art aurignacien, Ardèche ; une vulve gravée, Tuc d’Audoubert, Ariège ; et un phallus sculpté en corne de bovidé, vers 30 000 avjc, abri Blanchard, Dordogne ; paléolithique supérieur, France. (Marsailly/Blogostelle)

Le style 1 se précise avec les cultures de L’Aurignacien (32 000- 20 000 ans avjc) et du Gravettien (26 000 -20 000 ans avjc). Les compositions picturales de l’abri Blanchard ou des Gorges-D’enfer aux Eyzies, en Dordogne, montrent des ébauches plutôt schématiques et stylisées. Les ouvrages sur os portent des incisions, des points, et de la couleur obtenue avec du manganèse.

LE TRAIT CALLIGRAPHIQUE DES PEINTRES AURIGNACIENS

Entre 32 000 ans avjc et 20 000 ans avjc… Les tailleurs finalisent le travail des lames et des grattoirs en silex. La culture de l’Aurignacien tire son nom du site d’Aurignac dans les Pyrénées, en France. On peut admirer les œuvres des aurignaciens dans les grottes de Pair-Non-Pair, en Gironde, et de Chauvet, en Ardèche…

D'après l'art rupestre aurignacien de la grotte Chauvet, vers 36 000 avjc, Ardèche, France. (Marsailly/Blogostelle.)

D’après l’art rupestre aurignacien de la grotte Chauvet, vers 36 000 avjc, Ardèche, paléolithique supérieur, France. (Marsailly/Blogostelle)

Rhinocéros, lions, ours, bisons, chevaux… animent les compositions
de la grotte Chauvet : la puissance du trait évoque la calligraphie…

La grotte Chauvet, une peinture monumentale…
La grotte Chauvet, en Ardèche, abrite des manifestations de l’art pariétal parmi les plus anciennes connues à ce jour. Ces compositions paléolithiques peintes sur les parois rocheuses remontent à plus de 30 000 ans avjc…

Rhinocéros, lions, ours, bisons, chevaux… animent de grands tableaux dont la puissance du trait évoque la calligraphie. Progressivement, l’homme s’aventure de plus en plus loin au fond des grottes… Apparaît alors l’idée d’un lieu consacré associé à la peinture et à la sculpture monumentale.

Les Aurignaciens semblent aimer les félins…
Vers 35000 -30 000 ans avjc, un artiste aurignacien sculpte une figure anthropomorphe à tête de lion dans de l’ivoire de mammouth (Holenstein, Allemagne). Cette statuette évoque peut-être une relation symbolique entre l’homme et l’animal ou exprime une participation mystique…

D'après une statuette anthropomorphe à tête de lion, art aurignacien, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle.)  D'après un bouquetin, grotte de Pair-Non-pair, Gironde, France, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle.)  D'après les lions de la Grotte Chauvet, art aurignacien, paléolithique supérieur, Ardèche, France. (Marsailly/Blogostelle.)

D’après une statuette anthropomorphe à tête de lion et un bouquetin, grotte de Pair-Non-pair, Gironde ; et les lions de la Grotte Chauvet, art aurignacien, Ardèche; paléolithique supérieur, France. (Marsailly/Blogostelle)

Chevaux, rhinocéros, bouquetins, bisons ou lions : un graphisme
dynamique et vivant…

Peints ou sculptés, on remarque que les félins sont souvent représentés dans la culture aurignacienne. Si les lions se rattachent au monde sauvage et au danger, ils symbolisent souvent dans les sociétés archaïques des idées de puissance et de souveraineté qui sont peut-être un héritage de la lointaine préhistoire…

D'après des éléments de parures, dents et coquillages percés, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle.)

D’après des éléments de parures, dents et coquillages percés, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle)

Les premiers bijoux en coquillages
Les tailleurs aurignaciens retouchent les lames de silex sur leurs deux côtés et elles sont parfois étranglées. Les grattoirs sont très épais et peuvent être carénés. On imagine et on façonne les premiers éléments de parures: coquillages, dents d’animaux percées et diverses pendeloques font partie des premiers bijoux connus…

D'après les troupeaux de la grotte Chauvet, vers 36 000 ans avjc, Ardèche, France. (Marsailly/Blogostelle)

D’après les troupeaux de la grotte Chauvet, vers 36 000 ans avjc, Ardèche, France. (Marsailly/Blogostelle)

On décore les sagaies des chasseurs
Les artisans commencent à fabriquer des pointes de sagaies en os. Elles sont pourvues d’un emmanchement en biseau ou en V. Les nombreuses sagaies utilisées pour la chasse et les bâtons percés qui les accompagnent sont souvent décorés. Des motifs gravés non figuratifs magnifient les armes des chasseurs.

Vulves féminines et cupules
La gravure sur os, sur ivoire ou sur des blocs de pierre se généralise. Les représentations animales sont très présentes, associées parfois à des signes abstraits. Les Aurignaciens sculptent beaucoup de représentations de vulves féminines et des motifs de cupule. Ces motifs, traités de manière très schématique, suggèrent une importance toute particulière du thème féminin.

D'après des bloc sculptés de vulves et de cupules, art aurignacien, La Ferrassie, Dordogne, France, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle.)  D'après un bloc sculpté de vulves, art aurignacien

D’après des bloc sculptés de vulves et de cupules, art aurignacien, La Ferrassie, Dordogne, en France paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle.)

Bloc-notes + : La grotte Chauvet archeologie.culture.fr/chauvet/fr (visite virtuelle, source culture.fr).

Dans l’univers de l’art paléolithique, la figure féminine souvent très stylisée semble concentrer en elle des valeurs symboliques et sacrées… Quant aux animaux, ce sont les principaux protagonistes des magnifiques compositions peintes sur les parois des grottes…

Article suivant  L’art paléolithique consacre la féminité et le monde animal

La Préhistoire Sommaire Premiers âges

Consulter La liste complète des articles en ligne

Consulter Le sommaire du BLOG

Commenter ?

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s