D'après Notre Dame de Paris, ouverture. (Marsailly/Blogostelle)
PAUSE LECTURE

Esmeralda danse sur le parvis de Notre-Dame…

Le livre : Notre-Dame de Paris, Victor Hugo

PAUSE LECTURE… Victor Hugo (1802-1885) publie Notre-Dame de Paris en 1831… L’immense succès de cette histoire dramatique favorise alors la décision de restaurer la cathédrale gothique, alors très détériorée. Les travaux sont confiés à l’architecte Eugène Viollet-le-Duc (1814-1879).

Par Maryse Marsailly (@blogostelle)
– Publié le 11 décembre 2017 –

D'après Notre-Dame de Paris, La Descente du Saint Esprit, Heures d'Étienne Chevalier, enluminure, Jean Fouquet, XVe siècle. (Marsailly/Blogostelle)
D’après Notre-Dame de Paris, La Descente du Saint Esprit, Heures d’Étienne Chevalier, enluminure, Jean Fouquet, XVe siècle. (Marsailly/Blogostelle)

UN ROMAN

Le récit littéraire et romantique de Victor Hugo raconte l’amour secret de Quasimodo pour la belle Esmeralda dans le Paris médiéval du XVe siècle… La belle et jeune Bohémienne Esmeralda, dite l’Égyptienne, danse sur le parvis de la cathédrale… Le prêtre Frollo, fasciné, tente de l’enlever aidé par Quasimodo, son sonneur de cloches, sourd, difforme et bossu…

Au moyen âge, quand un édifice était complet, il y en avait presque autant dans la terre que dehors. À moins d’être bâtis sur pilotis, comme Notre-Dame, un palais, une forteresse, une église avaient toujours un double fond. Dans les cathédrales, c’était en quelque sorte une autre cathédrale souterraine, basse, obscure, mystérieuse, aveugle et muette, sous la nef supérieure qui regorgeait de lumière et retentissait d’orgues et de cloches jour et nuit… Victor Hugo

LE PITCH

L’histoire imaginée par Victor Hugo met en lumière la cathédrale Notre-Dame de Paris…  dont l’âme et la symbolique habite le roman autant que les personnages principaux : Esmeralda, Quasimodo, le prêtre Frollo, le poète Gringoire et le capitaine de la garde Phœbus…

L’écrivain s’inspire de ces cathédrales dont l’édifice en avait presque autant dans la terre que dehors… Victor Hugo précise encore que L’architecture est le grand livre de l’humanité, l’expression principale de l’homme à ses divers états de développement, soit comme force, soit comme intelligence… Et Victor Hugo dit encore…

Jusqu’à Gutenberg, l’architecture est l’écriture principale, l’écriture universelle…

Esmeralda enchante le parvis de Notre-Dame
Admirée par les badauds, Esmeralda enchante le parvis de Notre-Dame de ses pas de danse et de sa gracieuse vitalité… L’archidiacre de la cathédrale, Frollo, la remarque… Fasciné par sa beauté, le prêtre ne résiste pas au désir d’enlever la charmante bohémienne… afin d’assouvir une passion coupable pour cet homme d’église et de science…

Frollo tente d’enlever la demoiselle en se faisant aider  par Quasimodo, sonneur de cloches et pauvre personnage difforme… Esmeralda échappe à son sort grâce à l’intervention d’une troupe d’archers, commandée par le capitaine de la garde Phœbus de Châteaupers… Esmeralda tombe amoureuse du rayonnant Phœbus, dont le nom latin signifie brillant et renvoie au dieu solaire Apollon ou au dieu grec Hélios…

Quasimodo aime secrètement la jeune bohémienne, qui lui donne à boire quand le malheureux sonneur de cloches se retrouve exposé au pilori pour sa tentative d’enlèvement…

C’était une surnaturelle créature
Autour d’elle tous les regards étaient fixes, toutes les bouches ouvertes ; et en effet, tandis qu’elle dansait ainsi, au bourdonnement du tambour de basque que ses deux bras ronds et purs élevaient au-dessus de sa tête, mince, frêle et vive comme une guêpe, avec son corsage d’or sans pli, sa robe bariolée qui se gonflait…

… avec ses épaules nues, ses jambes fines que sa jupe découvrait par moments, ses cheveux noirs, ses yeux de flamme, c’était une surnaturelle créature…

Un poète perdu dans la cour des Miracles…
Pierre Gringoire, poète sans logis, erre dans la ville et se retrouve au cœur de la cour des Miracles. Un territoire contrôlé par les truands (situé au nord de Paris entre les portes Saint Denis et Montmartre). Quiconque se risque à violer ces lieux sanctuarisés par les brigands risque d’y perdre la vie…

Gringoire se fait prendre. Il est interrogé par le souverain de la cour des Miracles, Clopin Trouillefou, dit roi de Thunes… Le poète est condamné à mort sauf si une femme accepte de le prendre pour mari. Grâce à la générosité d’Esmeralda, le poète est épargné. Gringoire devient l’époux fictif de la belle…

Asile! asile! répéta la foule…
Esmeralda a des ennemis : Frollo, fou de passion, de jalousie et de colère et une vieille femme, de la place de Grève, La sachette, dont l’enfant a été volé autrefois, et qui depuis voue une indéfectible haine envers les bohémiens…

Alors que la vieille recluse conserve un petit soulier de son enfant perdue, Esmeralda porte l’autre soulier comme un talisman, dans l’espoir de retrouver sa mère un jour…

Suivie discrètement par l’archidiacre Frollo, Esmeralda rejoint Phœbus qui lui a donné rendez-vous. Esmeralda s’apprête à se donner à son beau capitaine … Mais Frollo tente d’assassiner le séducteur… et s’enfuit.

La malheureuse Esmeralda est arrêtée, accusée de meurtre et de sorcellerie… Condamnée à mort pour un crime qu’elle n’a pas commis, Esmeralda trouve asile dans la cathédrale, sauvée par Quasimodo qui l’emporte à l’intérieur de la cathédrale Notre-Dame…

… Cela se fit avec une telle rapidité que si c’eût été la nuit, on eût pu tout voir à la lumière d’un seul éclair. – Asile! asile! répéta la foule, et dix mille battements de mains firent étinceler de joie et de fierté l’œil unique de Quasimodo. Cette secousse fit revenir à elle la condamnée…

… Elle souleva sa paupière, regarda Quasimodo, puis la referma subitement, comme épouvantée de son sauveur. Charmolue resta stupéfait, et les bourreaux, et toute l’escorte. En effet, dans l’enceinte de Notre-Dame, la condamnée était inviolable. La cathédrale était un lieu de refuge. Toute justice humaine expirait sur le seuil.

Frollo, fou de rage…
Mais à la cour des Miracles, les amis d’Esmeralda sont très inquiets pour la belle… ils décident de prendre d’assaut la cathédrale pour la libérer… Quasimodo, qui ne connaît pas les intentions des brigands venus secourir Esmeralda, prend peur et protège la jeune femme de toutes ses forces…

Pour chasser les truands, arrivent alors des troupes de soldats et le capitaine Phœbus, qui a survécu au coup de poignard de Frollo. Pendant la pagaille, le prêtre Frollo fait évader Esmeralda. Mais une fois encore la jeune bohémienne le repousse… Fou de rage, Frollo l’emmène chez la sachette, Gudule, qui déteste les bohémiens.

Frollo livre Esmeralda à la sachette
Agnès, la fille de Gudule, a disparu alors qu’elle était enfant, enlevée par des Égyptiens aux dires de sa mère. La sachette reste recluse volontairement dans le Trou aux Rats, sorte de cellule située à l’angle d’une rue. Frollo éconduit livre Esméralda l’Égyptienne à la sachette et s’en va chercher les soldats pour la pendre…

La geôlière conserve un petit soulier de son enfant… Esmeralda sort de son sachet un petit soulier auquel est attaché un parchemin sur lequel est écrit : Quand le pareil retrouveras, Ta mère te tendra les bras… La vieille recluse reconnaît sa fille aimée et crie, le visage collé aux barreaux de la lucarne, Ma fille ! Ma fille !Ma mère ! répond Esmeralda… La mère tente en vain de sauver son enfant… Il est trop tard. Esmeralda est conduite au gibet…

Esmeralda rend son dernier souffle…
Du haut de la tour de Notre-Dame, Frollo et Quasimodo assistent à la scène… Esmeralda expire un dernier souffle… Quasimodo, fou de désespoir, saisit Frollo et le précipite dans le vide… Dans la nuit suivant le supplice d’Esmeralda, on détache son corps du gibet et on l’emporte dans la cave de Montfaucon… Quant à Quasimodo le sonneur de cloches, il disparaît…

Quasimodo avait disparu de Notre-Dame le jour de la mort de l’égyptienne et de l’archidiacre. On ne le revit plus en effet, on ne sut ce qu’il était devenu…

Deux squelettes embrassés…
Deux ans environ ou dix-huit mois après les événements qui terminent cette histoire, quand on vint rechercher dans la cave de Montfaucon le cadavre d’Olivier le Daim, qui avait été pendu deux jours auparavant, et à qui Charles VIII accordait la grâce d’être enterré à Saint-Laurent en meilleure compagnie, on trouva parmi toutes ces carcasses hideuses deux squelettes dont l’un tenait l’autre singulièrement embrassé…

… L’un de ces deux squelettes, qui était celui d’une femme, avait encore quelques lambeaux de robe d’une étoffe qui avait été blanche, et on voyait autour de son cou un collier de grains d’adrézarach (arbre aux fruits vénéneux, utilisé pour faire des chapelets) avec un petit sachet de soie, orné de verroterie verte, qui était ouvert et vide. Ces objets avaient si peu de valeur que le bourreau sans doute n’en avait pas voulu…

L’autre, qui tenait celui-ci étroitement embrassé, était un squelette d’homme. On remarqua qu’il avait la colonne vertébrale déviée, la tête dans les omoplates, et une jambe plus courte que l’autre. Il n’avait d’ailleurs aucune rupture de vertèbre à la nuque, et il était évident qu’il n’avait pas été pendu. L’homme auquel il avait appartenu était donc venu là, et il y était mort. Quand on voulut le détacher du squelette qu’il embrassait, il tomba en poussière…

Grâce à la plume de Victor Hugo et aux mystères de Notre-Dame, Quasimodo et Esmeralda n’ont-ils pas rejoint le panthéon des immortels ?

D'après la rosace Nord, Vierge à l'Enfant, Ancien Testament, Notre Dame de Paris, 1163 apjc-début XIVe siècle, art gothique. (Marsailly/Blogostelle)
D’après la rosace Nord, Vierge à l’Enfant, Ancien Testament, Notre Dame de Paris, 1163 apjc-début XIVe siècle, art gothique. (Marsailly/Blogostelle)

Quasimodo

Quasimodo, de Claude Nougaro, Plume d’ange (album 1977), extrait-citation.

Elle dansait avec sa chèvre ; Sabots, castagnettes d’argent Dans l’anneau noirâtre des gens ; Qui l’aspirait comme une lèvre Mais aussi tout là haut, là haut ; La regardaient maintes gargouilles Regards de pierre… L’un se mouille ; C’est l’œil bleu de Quasimodo Et le bossu d’un pas qui cloche ; S’en va sonner un chant de cloches…

… Longs cheveux noirs et poils de neige ; Au pied des tours dansent en rond Quasimodo de son balcon ; Bavant de joie suit leur manège On m’a menti, dit-il tout bas ; À moins que le monde ne change Car s’il n’existe qu’un seul ange ; Il n’est point au ciel mais en bas. L’adoration dans son poitrail ; L’illumine comme un vitrail…

NOTRE-DAME DE PARIS EN BREF

DE LA CATHÉDRALE MÉDIÉVALE À LA RESTAURATION DE VIOLLET-LE-DUC

1163 apjc, de la première pierre à la nef…
C’est en 1163 apjc que l’on pose de la première pierre de Notre-Dame, en présence du Pape Alexandre III. On élève une cathédrale à Paris dans le style gothique, inauguré déjà à Saint-Denis en 1140 apjc pour l’abbaye édifiée par l’abbé Suger, puis à Noyon en 1150 apjc, à  Senlis en 1153 apjc et à Laon et Sens en 1160 apjc…

Le premier maître d’œuvre, anonyme, conçoit un plan à double bas-côté, sans transept saillant. Il élabore une élévation sur quatre étages renforcés par des tribunes, avec des voûtes sexpartites (voûte d’ogives de plan carré à 6 quartiers) qui culminent à 32, 50 mètres du sol…

Si la ligne horizontale prédomine dans l’édifice, le voûtement d’une partie du déambulatoire affirme son originalité. L’architecture est rythmée par l’alternance de piles fortes et de piles faibles au niveau des bas-côtés. Au XIIe siècle, puis au début du XIIIe siècle, quatre maîtres d’œuvre dirigent de nouveaux travaux… Entre 1163 et 1182 apjc, on élève le chœur et son double déambulatoire.

L’envolée des arcs-boutants…
Entre 1182 et 1190 apjc, on construit les trois dernières travées de la nef, des bas-côtés et des tribunes. Entre 1190 et 1225 apjc, on travaille aux assises de la façade et aux deux premières travées de la nef. Puis on raccorde les deux travées à la façade qui s’élève jusqu’à la galerie des rois.

Entre 1225 et 1250 apjc, on élève la galerie haute et les deux tours sur la façade, on modifie et on agrandit aussi des fenêtres hautes, on aménage des chapelles sur les côtés de la nef…

Les noms des maîtres d’œuvre de la fin du XIIIe et du début du XIVe siècle nous sont connus : Jean de Chelles, Pierre de Montreuil, Pierre de Chelles, Jean Ravy, Jean le Bouteiller. Au cours de cette période, on élargit les bras des transepts : au croisillon Nord (portail du Cloître, Rose du Nord) et au croisillon Sud (portail Saint-Étienne, Rose du Sud).

On aménage aussi des chapelles du chœur et du chevet entre les contreforts de la cathédrale. Et on installe encore d’imposants arcs-boutants de 15 mètres de volée, au niveau du chœur et du chevet. Pour finir, on élève le jubé et une clôture de pierre sculptée autour du chœur et du sanctuaire…

Des destructions pendant la période révolutionnaire
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, des modifications se poursuivent… On réaménage le sanctuaire et le chœur sous la direction de Robert de Cotte, pour répondre au vœu de Louis XIII (1601-1643 apjc). On restaure la Rose Sud.

Au milieu du XVIIIe siècle, les frères Le Vieil remplacent les vitraux des XIIe et XIIIe siècles par du verre blanc. C’est encore l’architecte Jacques-Germain Soufflot (1713-1780 apjc) qui oeuvre au chantier de Notre-Dame, que l’on dote d’une nouvelle sacristie, et dont on réaménage le Portail central…

Ensuite, au cours de la période révolutionnaire, on démonte la flèche du XIIIe siècle, on démolit les 28 statues de rois de la galerie des rois et on détruit l’ensemble des grandes statues des portails. Seule la Vierge du trumeau du portail du Cloître est épargnée…

Au XIXe siècle, Notre-Dame de Paris sacrée par Victor Hugo
Au début du XIXe siècle, Notre-Dame de Paris est rendue au culte catholique. En 1831 Victor Hugo publie son roman Notre-Dame de Paris (éditeur Charles Gosselin) qui connaît un énorme succès populaire…

En 1844 apjc, sous le roi Louis-Philippe, le gouvernement décide de lancer la restauration de Notre-Dame. On confie le chantier à deux architectes : Eugène Viollet-le-Duc et Jean-Baptiste Lassus. Après le décès de Lassus, Viollet-le-Duc poursuit seul les travaux de restauration…

On reconstruit une flèche, on replace des sculptures, on élève une  nouvelle sacristie, on remet en place des vitraux grâce au savoir-faire de grands maîtres-verriers (Alfred Gérente, Louis Steinhel, Antoine Husson, Maréchal de Metz, Didron l’aîné).

Sur le portail central, on rétablit un état antérieur aux interventions de Soufflot. On reconstitue une partie du Trésor et du mobilier de la cathédrale et aussi les peintures murales des chapelles latérales. Enfin, le grand orgue se refait une beauté…

BIO EXPRESS

VICTOR HUGO, UN ROMANTIQUE ET UN RÉPUBLICAIN

1802-1885, XIXe siècle

1802 : naissance à Besançon le 26 février. Fils de Léopold Hugo, général et comte d’Empire, et de Sophie Trébuchet. Études au lycée Louis-Le-Grand, à Paris.
1816 : vocation littéraire, compose une tragédie, Irtamène. Ses recueils de poésie sont récompensés par le roi.
1820 : premiers romans Bug-Jargal et 1823 Han d’Islande
1822 : épouse le 12 octobre Adèle Foucher, mère de ses enfants : Léopold, malade et décédé en 1823, Léopoldine en 1824, Charles en 1826 et François-Victor en 1828.
1827 : écrit le manifeste littéraire du romantisme, préface de son drame Cromwell.

D'après La Bataille d'Hernani, gravure de Grandville, 1836 apjc. (Marsailly/Blogostelle)
D’après La Bataille d’Hernani, gravure de Grandville, 1836 apjc. (Marsailly/Blogostelle)

1830-1833 : première de sa pièce Hernani. Querelle des Modernes et des Classiques. Le Cénacle réunit des jeunes auteurs romantiques, parmi lesquels Victor Hugo, Gérard de Nerval et Théophile Gauthier qui remportent la bataille d’Hernani contre les partisans du théâtre classique. Relation entre Sainte-Beuve et Adèle Hugo en 1830 et liaison entre Victor Hugo et Juliette Drouet en 1833.

1831-1832 : roman, Notre-Dame de Paris.
1841 : se rallie à Louis-Philippe, élu à l’Académie Française, pair de France en 1845.
1843 : mort accidentelle de sa fille Léopoldine

Après la disparition de sa fille Léopoldine, Victor Hugo trouve un refuge dans le dessin, l’écrivain réalise environ 35000 dessins, entre 1830 et 1876 apjc …

D'après Ma Destinée, de Victor Hugo,1867 apjc, ;plume, lavis d'encre, gouache, vélin. (Marsailly/Blogostelle)
D’après Ma Destinée, de Victor Hugo, 1867 apjc, plume, lavis d’encre, gouache, vélin. (Marsailly/Blogostelle)

1848, Victor Hugo devient républicain.
1849-1870 : orateur à l’Assemblée nationale, sous la IIe République. Opposant au second Empire de Napoléon III. Se retire en exil dans les îles de Jersey et Guernesey. Hugo défend la dignité de l’être humain et ses droits civils et politiques, l’abolition de la peine de mort, le suffrage universel et la liberté de la presse…
1870-1871 : rentre en France. Fin de la Commune et rétablissement de la République. Victor Hugo soutient le nouveau régime démocratique. Élu député de Paris, puis sénateur.
1885 : disparition le 22 mai à Paris à 83 ans. Funérailles nationales et inhumation au Panthéon, le 1er juin.

D'après un portrait de Victor Hugo par le photographe Nadar, 1884 apjc. (Marsailly/Blogostelle)
D’après un portrait de Victor Hugo par le photographe Nadar, 1884 apjc. (Marsailly/Blogostelle)

Une modernité fondée sur une culture de l’émotion et de l’histoire
Au XIXe siècle, certains artistes et littéraires revisitent les ruines antiques, les vieilles pierres celtiques et le monde médiéval… En outre, un courant nommé celtomanie s’intéresse aux Celtes et aux Gaulois, mais cet engouement relève davantage de l’imagination romantique que de la réalité archéologique…

À l’élitisme et au classicisme associés à l’art antique, les romantiques opposent une modernité fondée sur une culture de l’émotion et de l’histoire qui se veut plus proche du peuple… Par ailleurs, au XIXe siècle, les mouvements artistiques foisonnent : classique, romantique, exotique, réaliste, symbolique, onirique, poétique, impressionniste…

Victor Hugo, un écrivain prolifique Odes, poésies, 1822 ; Cromwell, théâtre, 1827 ; Hernani, théâtre, 1830 ; Les Feuilles d’automne, poésies, 1831 ; Notre-Dame de Paris, roman 1831-1832 ; Marie Tudor, théâtre, 1833 ; Lucrèce Borgia, théâtre, 1833 ; Ruy Blas, théâtre, 1838 ; Les Rayons et les Ombres, poésies, 1840 ; Les Châtiments, poèmes, 1853 ; Les Contemplations, poésies, 1856 ; La Légende des Siècles, poèmes, 1859 ; Les Misérables, roman, 1862 ; William Shakespeare, essai 1864 ; Les Travailleurs de la mer, roman, 1866 ; L’Homme qui rit, roman politique, 1869 (la Révolution française, la fatalité, le rire… ) ; L’année terrible, poésie, 1872 ; Quatre-vingt-treize, roman, 1874 ; L’Art d’être grand-père, poèmes, 1877 ; Les Quatre Vents de l’esprit, poésie, 1881 ; Choses vues, oeuvre posthume (éléments biographiques), publiée en 1887…

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