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Renaissance italienne au XVe siècle. Le chantier florentin de Santa Maria del Fiore

Histoire de l’art. Filippo Brunelleschi, architecte voué “tout entier à l’étude”, renouvelle l’art de construire. Il imagine et dirige l’élévation de la coupole de la cathédrale Santa Maria del Fiore, à Florence…

Brunelleschi élève sa coupole

La Renaissance italienne au XVe siècle (3)… Filippo Brunelleschi innove à Florence durant la première moitié du XVe siècle. L’architecte se distingue en créant des modèles préalables pour ses ouvrages. Il dessine ses projets, procède à des calculs, réalise des maquettes, imagine des engins et dirige ses chantiers… Kaléidoscope…

Par Maryse Marsailly (@blogostelle)
– Publié en octobre 2020 –

D'après la cathédrale Santa Maria del Fiore, baptistère médiéval, campanile de Giotto (1334), coupole de Brunelleschi (1421-1436), façade du XIXe siècle, Florence, Italie.  (Marsailly/Blogostelle)
D’après la cathédrale Santa Maria del Fiore, baptistère médiéval, campanile de Giotto (1334), coupole de Brunelleschi (1421-1436), façade du XIXe siècle, Florence, Italie. (Marsailly/Blogostelle)

REPÈRES CHRONOLOGIQUES. Trecento italien : XIVe siècle – Quattrocento : XVe siècle – Cinquecento : XVIe siècle. La cité de Florence au XVe siècle : à partir de 1434, les Médicis gouvernent la République de Florence – 1494-1498, dictature théocratique de Savonarole. 1498 – XVIe siècle : retour des Médicis appuyés par Charles Quint – 1555 conquête de Sienne – Chronologie générale Renaissance

LE CHANTIER DE SANTA MARIA DEL FIORE

L’élévation de la cathédrale de Florence commence à la fin du XIIIe siècle, selon le projet d’Arnolfo di Cambio, architecte et sculpteur de la période gothique. Au XVe siècle, entre 1421 et 1436, Brunelleschi réalise la coupole de la cathédrale restée inachevée…

D’après Filippo Brunelleschi dans La vie des meilleurs architectes, peintres et sculpteurs italiens (1550)  de Giorgio Vasari, Renaissance italienne. (Marsailly/Blogostelle)
D’après Filippo Brunelleschi dans La vie des meilleurs architectes, peintres et sculpteurs italiens (1550) de Giorgio Vasari, Renaissance italienne. (Marsailly/Blogostelle)

Une cathédrale inachevée…

La construction de Santa Maria del Fiore (Sainte-Marie-de-la-Fleur) commence le 8 septembre 1296, à la fin du XIIIe siècle, à l’emplacement de l’ancienne basilique Santa Reparata devenue trop petite. La cathédrale est renommée Santa Maria del Fiore, évoquant ainsi le nom de Marie (la Vierge) uni au symbole de Florence, la fleur de lys.

L’édifice possède un plan longitudinal à croix latine associé à un plan central avec coupole. Après la mort de di Cambio, en 1310, au début du XIVe siècle, la façade et la couverture de l’édifice sont inachevées… L’ensemble comprend une église, un campanile et un baptistère de l’époque romane…

D’après le campanile de Santa Maria del Fiore, conçu par Giotto, 1334, Florence, XIVe siècle, Trecento italien. (Marsailly/Blogostelle)

Le campanile de Giotto au Trecento

Le chantier est repris en 1334 par Giotto (Giotto di Bondone, peintre, sculpteur et architecte). L’artiste imagine et dessine un campanile de plus de 100 mètres de haut avec sa flèche (au final, sans flèche, la tour s’élève à 85 mètre de hauteur).

Un chemin vers la perfection…

Le programme iconographique, réalisé par Giotto en partie (?), Andrea Pisano et son atelier et Luca della Robbia, évoque la progression de l’être humain sur le chemin de la perfection.

D’après les reliefs en losanges et hexagones, campanile de Giotto, soubassement, Santa Maria del Fiore, 1334, Florence, XIVe siècle, Trecento italien. (Marsailly/Blogostelle)

Des losanges et des hexagones encadrent des reliefs qui représentent la Genèse, différents labeurs et activités, les 7 planètes, les 7 Vertus, les 7 arts libéraux et les 7 sacrements…

Dans l’université du Moyen Âge, le trivium regroupe trois arts libéraux, grammaire, rhétorique et dialectique, dont l’étude précède le quadrivium : arithmétique, géométrie, musique et astronomie.

D’après les reliefs Tubalcaïn dans sa forge, la Création d’Adam et L’Agriculture, d’Andra Pisano, campanile de Giotto, soubassement, Santa Maria del Fiore, 1334, Florence, XIVe siècle, Trecento italien. (Marsailly/Blogostelle)

Le travail de la forge, comme celui de la terre, possède une dimension spirituelle et symbolique. Derrière l’aspect décoratif et narratif de ces images, peut se cacher une évocation du labeur intérieur, pour les candidats sur le chemin de la transformation initiatique…

Andrea Pisano et Francesco Talenti 

Le chantier de Santa Maria del Fiore est de nouveau interrompu en 1337, date du décès de Giotto. Il est ensuite relancé par son successeur Andrea Pisano (qui meurt de la peste en 1348). Le sculpteur réalise plusieurs reliefs pour le soubassement du campanile.

Par la suite, Francesco Talenti réalise les trois derniers étages du campanile et achève le projet en 1359. Par ailleurs, il manque encore deux portes sur trois au baptistère roman (1059-1128), dont la première porte est réalisée par Andrea Pisano en 1336.

D’après les reliefs du campanile de Giotto, soubassement, Santa Maria del Fiore, 1334, Florence, XIVe siècle, Trecento italien. (Marsailly/Blogostelle)
D’après les reliefs du campanile de Giotto, soubassement, Santa Maria del Fiore, 1334, Florence, XIVe siècle, Trecento italien. (Marsailly/Blogostelle)

Un style gothique et une façade remaniée au XIXe siècle

Au cours du XIV siècle, les artistes florentins de Santa Maria del Fiore conservent un style gothique rehaussé de motifs romains. Mais l’esthétique gothique de la cathédrale est voilée derrière un jeu de marbres colorés. En effet, la façade de Santa Maria del Fiore est détruite en 1588, à la fin du XVI siècle.

Malgré plusieurs concours et projets, aucun n’aboutit, comme celui de Bernardo Buontalenti (dit aussi Bernardo delle Girandole) en 1589. La façade du Duomo est finalement redessinée par Emilio de Fabris au XIXe siècle, dont le projet remporte le concours de 1867.

D’après la façade de Santa Maria del Fiore, redessinée par Emilio de Fabris, 1871-1887, marbres colorés, le projet d’Emilio de Fabris ; Florence, XIXe siècle ; et le projet non réalisé de de Bernardo Buontalenti , 1589, Santa Maria del Fiore, XVIe siècle, dessin de Ludovico Cigoli, Renaissance italienne. (Marsailly/Blogostelle)

L’architecte  Emilio de Fabris procède à quelques modifications et incorpore du marbre de différentes couleurs. La cathédrale et le campanile sont recouverts de marbres vert de Prato, rouge-rosé de Sienne et blanc de Carrare. Les travaux sont réalisés entre 1871 et 1887. Il sont poursuivis après la mort d’ Emilio de Fabris par Luigi del Moro.

LE PROJET DE FILIPPO BRUNELLESCHI

Brunelleschi cité par Giorgio Vasari

L’architecte florentin Filippo Brunelleschi (1377-1446 Florence) apparaît dans La Vie des plus excellents peintres, sculpteurs et architectes, de Giorgio Vasari (1511 – 1574). Un ouvrage publié à l’origine en 1550, avec une seconde édition en 1568 (Le vite de’ piu eccellenti pittori, scultori, e architettori)…

D’après Filippo Brunelleschi dans La Vie des meilleurs architectes, peintres et sculpteurs italiens (1550);  de Giorgio Vasari, Renaissance italienne. (Marsailly/Blogostelle)
D’après Filippo Brunelleschi dans La Vie des meilleurs architectes, peintres et sculpteurs italiens (1550); de Giorgio Vasari, Renaissance italienne. (Marsailly/Blogostelle)

Comme Filippo était peu soucieux des besoins de la vie, tout entier à l’étude, il en oubliait le manger et le dormir : il n’avait en tête que l’architecture qui était perdue, je dis la bonne manière antique et non ce style gothique barbare qui seul régnait à cette époque

Giorgio Vasari

Giorgio Vasari, grand humaniste de la Renaissance

Peintre, architecte, historien de l’art et auteur Giorgio Vasari figure parmi les grands humanistes de la Renaissance, qui s’intéressent à l’ensemble des savoirs de leur époque et aspirent à l’épanouissement de l’individu. Cette pensée préfigure les réflexions philosophiques des Lumières au XVIIIe siècle…

D’après Filippo Brunelleschi, avec compas et plans, statue de Luigi Pampaloni, 1827-1830, statue en marbre, XIXe siècle, Piazza del Duomo, Florence. (Marsailly/Blogostelle)
D’après Filippo Brunelleschi, avec compas et plans, statue de Luigi Pampaloni, 1827-1830, statue en marbre, XIXe siècle, Piazza del Duomo, Florence. (Marsailly/Blogostelle)

L’architecte, à la fois artiste et intellectuel

À l’époque médiévale, les rôles de l’architecte et du maître d’œuvre (ou maître-artisan) se confondent souvent sur les chantiers. Le maître-maçon, aux compétences techniques et au savoir-faire achevé, dirige les travaux… Avec l’avènement de la Renaissance, l’architecte affirme sa personnalité artistique et intellectuelle.

L’architecte pense et dessine des édifices

L’architecte de la Renaissance s’imprègne des courants de pensées de son époque, notamment l’humanisme. Il conçoit et dessine des édifices, dont les projets sont présentés sous la forme de plans, accompagnés parfois de maquettes.

D’après la perspective du baptistère, étude de Brunelleschi ; et Santa Maria del Fiore, baptistère médiéval, campanile de Giotto (1334), coupole de Brunelleschi (1421-1436), façade du XIXe siècle, Florence. (Marsailly/Blogostelle)

Brunelleschi réfléchit aussi à des machineries

Si l’architecte délègue la construction à un maître d’œuvre, il dirige le chantier dans sa totalité et garantit son achèvement.

En outre, certains architectes imaginent des solutions techniques inédites. Ainsi, sur le chantier du dôme de Florence, Filippo Brunelleschi réfléchit aussi à des machineries et conçoit des engins de levage très performants…

D’après des études de machinerie, de Filippo Brunelleschi, 1430, XVe siècle, Quattrocento, Renaissance italienne. (Marsailly/Blogostelle)
D’après des études de machinerie, de Filippo Brunelleschi, 1430, XVe siècle, Quattrocento, Renaissance italienne. (Marsailly/Blogostelle)

Brunelleschi élabore des plans et des maquettes

Filippo Brunelleschi (1377-1446), grand connaisseur de l’architecture antique romaine, conçoit des projets d’élévation fondés sur ses réflexions intellectuelles. Féru de géométrie, il procède à des calculs à l’aide de la règle et du compas.

L’architecte-ingénieur réalise des maquettes en bois ou en terre pour concrétiser ses plans et, ainsi, prévenir et minimiser les risques à venir sur ses chantiers de construction…

LA COUPOLE DU DUOMO

L’économie de moyens et de main d’œuvre, la qualité de l’ouvrage, doté d’une grande qualité de résistance, font de la coupole de Santa Maria del Fiore un chef-d’œuvre de technicité mais aussi d’élégance…

D’après le tambour octogonal de Santa Maria del Fiore et la coupole de Brunelleschi, 1421-1436, Florence, XVe siècle, Quattrocento, Renaissance italienne. (Marsailly/Blogostelle)
D’après le tambour octogonal de Santa Maria del Fiore et la coupole de Brunelleschi, 1421-1436, Florence, XVe siècle, Quattrocento, Renaissance italienne. (Marsailly/Blogostelle)

Brunelleschi réalise sa coupole entre 1421 et 1436

Filippo Brunelleschi obtient la direction du chantier de la cathédrale de Florence, qu’il parachève entre 1421 et 1436, avec l’élévation de la coupole. Ce dôme de 100 mètres de hauteur repose sur un tambour octogonal antérieur mesurant 42 mètres de diamètre. Brunelleschi réalise une prouesse technique…

“S’il n’avait pas été sûr d’être le seul à pouvoir conduire ce travail, il ne l’aurait pas commencé.”

Vie de Brunelleschi dans La vie des meilleurs architectes, peintres et sculpteurs italiens, Giorgio Vasari
D’après la coupole de Philippo Brunelleschi, détail, Santa Maria del Fiore, 1421-1436, Florence, XVe siècle, Quattrocento, Renaissance italienne. (Marsailly/Blogostelle)
D’après la coupole de Philippo Brunelleschi, détail, Santa Maria del Fiore, 1421-1436, Florence, XVe siècle, Quattrocento, Renaissance italienne. (Marsailly/Blogostelle)

Ghiberti et Brunelleschi au Quattrocento

Déjouant les intrigues et les discussions, Filippo Brunelleschi parvient à imposer son projet pour Santa Maria del Fiore en 1420.

Malgré la participation de Lorenzo Ghiberti aux travaux dès 1423, qui réalise les reliefs en bronze des portes du baptistère entre 1403 et 1424, c’est Brunelleschi qui obtient la direction suprême du chantier, notamment après 1426.

D’après la maquette d Brunelleschi, coupole de Santa Maria del Fiore, bois, 1421-1436, Florence, XVe siècle, Quattrocento, Renaissance italienne. (Marsailly/Blogostelle)
D’après la maquette d Brunelleschi, coupole de Santa Maria del Fiore, bois, 1421-1436, Florence, XVe siècle, Quattrocento, Renaissance italienne. (Marsailly/Blogostelle)

Le dôme repose sur un diamètre de 42 mètres

Selon un biographe anonyme, Brunelleschi a bénéficié de l’appui de ses amis cultivés au sein du cercle humaniste. Pour la première fois, l’individualité d’un architecte prédomine sur une corporation, comme cela se passait auparavant au Moyen âge.

Brunelleschi met en œuvre son projet entre 1421 et 1436. Il le parachève avec l’élévation de la coupole. Ce dôme doit reposer sur un diamètre de 42 mètres et s’adapter à un tambour octogonal en place depuis 1367…

L’ingénieux architecte invente un système de double coupole pour cette construction en pierres, en briques, en fer et en bois…

Un immense octogone au-dessus du chœur… 

Le chantier de la cathédrale de Santa Maria del Fiore, monument le plus important de la cité de Florence, pose problème depuis le Moyen âge, exigeant des solutions techniques pour être enfin achevé. Le voûtement de la croisée du transept (la croisée sépare la nef et le chœur) avait abouti à un immense octogone au-dessus du chœur…

Brunelleschi imagine un dôme à nervures

L’objectif était de fermer et d’éclairer cet énorme volume central, sur lequel s’ouvrent des chapelles rayonnantes.

Dans l’architecture gothique, la technique repose sur la voûte d’ogives, mais dans le cas de l’immense octogone de Santa Maria del Fiore, il aurait fallu installer de gigantesques poutres et cintres.

D’après la coupole nervurée de Philippo Brunelleschi, Santa Maria del Fiore, 1421-1436, Florence, XVe siècle, Quattrocento, Renaissance italienne. (Marsailly/Blogostelle)
D’après la coupole nervurée de Philippo Brunelleschi, Santa Maria del Fiore, 1421-1436, Florence, XVe siècle, Quattrocento, Renaissance italienne. (Marsailly/Blogostelle)

Cette solution, par ailleurs très coûteuse, est trop complexe à réaliser pour un volume aussi élevé et aussi large. Avec, en outre, un risque sérieux d’effondrement, surtout que les artistes Italiens n’emploient pas l’arc-boutant…

Brunelleschi, s’appuyant sur sa grande connaissance de l’architecture antique et des monuments romains, propose une solution pour résoudre le très complexe couvrement du tambour octogonal de Santa Maria del Fiore. Il imagine un grand dôme à nervures, dont l’aspect rappelle celui d’une voûte d’ogives à huit branche, dans un esprit gothique…

D'après un croquis de la double coupole de Filippo Brunelleschi pour Santa Maria del Fiore, selon Sanpaolesi, Florence, XVe siècle, Quattrocento, Renaissance italienne. (Marsailly/Blogostelle)
D’après un croquis de la double coupole de Filippo Brunelleschi pour Santa Maria del Fiore, selon Sanpaolesi, Florence, XVe siècle, Quattrocento, Renaissance italienne. (Marsailly/Blogostelle)

L’architecte conçoit une coupole à double coque 

Pour réaliser son dôme, Filippo Brunelleschi conçoit une double coque comprenant une coupole intérieure et une coupole extérieure. Ces deux coupoles sont reliées entre elles par un système de traverses. 

Brunelleschi élève sa coupole sans échafaudage

Le dessin de la coupole de Santa Maria del Fiore révèle des nervures au trait encore gothique, mais dont le savant quadrillage qui les relie entre elles est très novateur. Ce système permet une subtile répartition des forces grâce, à la fois, aux lignes verticales et aux traverses horizontales…

D’après la coupole à double coque de Filippo Brunelleschi, coupe et dessins des traverses,  Santa Maria del Fiore, Florence, XIVe siècle, Quattrocento, Renaissance italienne. (Marsailly/Blogostelle)

Brunelleschi exploite aussi quelques astuces de construction qu’il emprunte à l’architecture antique. Notamment la disposition de briques en épis, comme pour la coupole du Panthéon à Rome.

Par ailleurs, une machine élévatrice figure parmi les innovations techniques du chantier du Dôme. Brunelleschi met au point  un système de poulies permettant de hisser jusqu’à sept tonnes de matériel.

De cette manière, la coupole de Brunelleschi se construit sans supports extérieurs ni chaînages apparents. Les deux coupoles sont montées par assises successives, par l’extérieur, sans l’aide habituelle d’encombrants échafaudages.

D’après des études de systèmes de levage, de Filippo Brunelleschi, 1430, XVe siècle, Quattrocento, Renaissance italienne. (Marsailly/Blogostelle)
D’après des études de systèmes de levage, de Filippo Brunelleschi, 1430, XVe siècle, Quattrocento, Renaissance italienne. (Marsailly/Blogostelle)

Seuls des soutiens en bois ont semble-t-il permis de tester la résistance des matériaux au fur et à mesure de l’élévation de la coupole.

Un système de chaînages intérieurs

Brunelleschi utilise de la pierre, dans les parties basses, ainsi que de la brique travaillée spécialement pour obtenir une grande élasticité et une grande résistance.

Les briques, posées en chevrons, consolident encore la structure et permettent d’encaisser les fortes poussées de la voûte. L’architecte mise aussi sur des nervures principales associées à des nervures moins larges, renforcées par une série d’assises horizontales.

Les parois de la double coque du dôme de Santa Maria del Fiore s’emboîtent par éléments superposés, prenant appui sur de puissants chaînages intérieurs, certains en briques et d’autres en pierres.

À ces chaînages intérieurs correspondent les fortes arêtes en saillies de la carapace extérieure.

Michelozzo réalise le lanternon de Brunelleschi

Achevé, le duomo de Filippo Brunelleschi prend la forme d’une coupole ovoïde à huit pans, en correspondance avec son tambour octogonal. L’ensemble sera parachevé par un lanternon à pilastres réalisé par Michelozzo di Bartolomeo, après la mort de Brunelleschi.

31 D’après le lanternon du dôme, réalisé par Michelozzo, et la maquette du lanternon, dessin de Brunelleschi, Santa Maria del Fiore, Florence, XVe siècle, Quattrocento, Renaissance italienne. (Marsailly/Blogostelle)

Michelozzo respecte les dessins de Brunelleschi pour le lanternon, dont on peut voir une maquette au musée de la cathédrale Santa Maria del Fiore. Aérien, le lanternon renforce encore la stabilité de la double coque de la coupole. Les motifs décoratifs sont inspiré par l’art antique.

D’après le lanternon du dôme, réalisé par Michelozzo, Santa Maria del Fiore, Florence, XVe siècle, Quattrocento, Renaissance italienne. (Marsailly/Blogostelle)
D’après le lanternon du dôme, réalisé par Michelozzo, Santa Maria del Fiore, Florence, XVe siècle, Quattrocento, Renaissance italienne. (Marsailly/Blogostelle)

Giorgio Vasari exécute les fresques de la coupole

Cosme Ier de Médicis (duc de Florence de 1537 à 1569), choisit par la suite Giorgio Vasari pour exécuter les fresques destinées à orner l’intérieur de la coupole de Brunelleschi.

Ces peintures, exécutées entre 1572 et 1579, par Giorgio Vasari (jusqu’à sa mort en 1574), puis par Federico Zuccari jusqu’en 1579, évoquent le Jugement Dernier et représentent des symboles de la chrétienté.

D’après la fresque du Jugement Dernier, coupole de Santa Maria del Fiore, de Giorgio Vasari, 1572-1574, puis Federico Zuccari, 1574- 1579, Florence, XVIe siècle, Cinquecento, Renaissance italienne. (Marsailly/Blogostelle)

La coupole de Santa Maria del Fiore suscite l’admiration des décideurs Florentins. Ils confient d’autres chantiers à Filippo Brunelleschi…

Article suivant bientôt : Renaissance italienne au XVe siècle. L’architecte Brunelleschi mise sur la sobriété géométrique – Le “design” Brunelleschi

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Bloc-notes + Littérature ? La Comédie, de Dante Alighieri (1265-1321) éditée une première fois en 1472, puis en 1555 sous le titre de Divine Comédie. Le traité politique de Machiavel, Le Prince, écrit en 1513, publié en 1532 (Nicolas Machiavel, 1469-1527). Giorgio Vasari (1511-1574) publie La Vie des plus excellents peintres, sculpteurs et architectes en 1550, et en 1568. Découvertes? En 1492 le navigateur génois Christophe Colomb (1451-1506) découvre un Nouveau Monde, l’Amérique. L’imprimeur allemand Gutenberg (vers 1397-1400- 1468) invente la typographie…

Par Maryse Marsailly

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